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Est-ce encore une participation factice au vote présidentiel en Algérie ?

Doigt bleu et sandwich au Kashir, des symboles du nationalisme béat.

lundi 10 juin 2024, par Moussi Nassim

Le taux de participation varie d’une élection à l’autre. Par exemple, lors de l’élection présidentielle de 2019, le recueil des voix a été très faible, estimé à seulement 40%. Cependant, lors des élections présidentielles précédentes, ce même taux a été plus élevé, atteignant parfois jusqu’à 70% ou plus. Il est important de noter que la participation peut être influencée par divers facteurs, tels que la crédibilité des candidats, le contexte politique et social du pays et la mobilisation des électeurs. Sauf que les autorités algériennes n’ont jamais donné un résultat exact à son peuple, toujours en élevé.

Depuis 1962, l’Algérie a connu huit chefs d’État (aux statuts juridiques divers) : Ahmed Ben Bella (1962-1965), Houari Boumediène (1965-1978), C. Bendjedid (1979-1992), M. Boudiaf (1992), Ali Kafi (1992-1994), Liamine Zeroual (1994-1999), Abdelaziz Bouteflika (1999-2019) et Abdelmadjid Tebboune (depuis 2019).

Les élections présidentielles en Algérie, un non-événement.

Plusieurs facteurs peuvent influencer le taux de participation dans les élections présidentielles en Algérie. Voici quelques-uns des facteurs les plus importants :

  • 1. La crédibilité du processus électoral : La première base est qu’il soit transparent, inclusif et équitable. Ce qui est essentiel pour inciter les citoyens à participer aux élections. Si les électeurs ont confiance dans l’intégrité du processus électoral, ils seront plus enclins à voter. D’ailleurs, les citoyens n’ont jamais eu confiance des processus électoraux précédents.
  • 2. Les candidats en lice : La popularité et la crédibilité des candidats en lice peuvent également influencer le taux de participation. Les électeurs sont plus susceptibles de voter s’ils ont confiance en un candidat et en son programme politique.
  • 3. L’engagement politique des citoyens : La participation politique des citoyens joue un rôle important dans le taux de participation aux élections. Si les électeurs sont activement engagés dans la vie politique du pays, ils seront plus enclins à voter. Depuis la fermeture sur le champ politique, on sent bien la dépolitisation du quidam algérien. Et il ne veut, ni ne peut pas étaler ses positions politiques.
  • 4. Les conditions économiques et sociales : Les conditions économiques et sociales du pays peuvent également influencer le taux de participation aux élections. Les électeurs sont plus susceptibles de voter s’ils sont satisfaits de leur situation économique et sociale.
  • 5. La campagne électorale : La qualité de la campagne électorale des candidats et leur capacité à mobiliser les électeurs peuvent aussi influencer le taux de participation. Une campagne efficace et mobilisatrice peut inciter les électeurs à se rendre aux urnes.

    Le taux de participation aux élections présidentielles en Algérie est influencé par une combinaison de facteurs politiques, sociaux, économiques et culturels. Il est important que les autorités électorales prennent en compte ces divers facteurs afin de garantir des élections libres, justes et démocratiques.

Il est vrai que la participation électorale en Algérie a pu être variable au fil du temps, et les élections de 2019 ont été marquées par une faible participation. Plusieurs facteurs peuvent expliquer ce phénomène, notamment un manque de confiance dans le processus électoral, des doutes quant à la transparence des scrutins, ou encore un sentiment de désillusion vis-à-vis des choix politiques proposés.

Tebboune interviewé sur bilan et convoitise du second mandat.

Il est important que les autorités et les acteurs politiques en Algérie travaillent à restaurer la confiance des citoyens envers le processus électoral, en garantissant sa transparence et en répondant aux attentes et préoccupations de la population. L’engagement des jeunes, des femmes et des divers groupes sociaux sont également essentiels pour renforcer la démocratie et la représentativité des institutions.

L’Algérie se classe actuellement à la 106ᵉ place sur 180 pays évalués dans l’Indice de Perception de la Corruption (IPC) établi par Transparency International. Ce classement mesure le degré de corruption perçue dans le secteur public d’un pays. L’Algérie a obtenu une note de 35 sur 100 en 2021, ce qui indique un niveau de corruption relativement élevé. Le pays doit donc encore faire des efforts pour améliorer sa transparence et lutter contre la corruption.

L’équipe des « challengers » s’étale progressivement sur la scène politique nationale, en prévision du vote prochain. On sait désormais qu’il y aura au moins cinq candidats qui vont passer l’épreuve fatidique de la collecte de parrainages. De Louisa Hanoune à Bengrina, en passant par Belkacem Sahli et Zoubida Assoul, l’équipe composant le paysage politique est quasiment au grand complet.

La participation du FFS dans le prochain scrutin a étonné beaucoup de gens, y compris les anciens dirigeants de ce vieux parti de l’opposition. Pour les militants actifs, cette participation est stratégique dans la conjoncture actuelle. Pour d’autres, c’est une machination pour que la région de Kabylie qui a connu un boycott total, durant les élections présidentielles précédentes, pour se mobiliser au vote prochain, même avec une présence symbolique.

La désignation des votants par ceux qui se sont abstenus du nom « bousba3 lezreg » a créé un complexe d’infériorité et un sentiment d’une sorte de tromperie chez ceux qui ont voté par un président qui ne leur a rien fait en contrepartie. C’est une raison pour laquelle les gens qui ont voté en 2019 ne vont pas refaire la même erreur d’être vus par la majorité du peuple comme traitres. Ce facteur psychologique incite les gens à s’abstenir dans les prochaines élections.

La mobilisation des partis politiques pour ce prochain vote ne veut vraiment pas dire qu’il y aura une mobilisation citoyenne pour participer à ce scrutin, car les partis politiques ne possèdent pas des militants de base.

Nous organisons des sondages et enquêtes. Vous êtes invités à vous inscrire à nos panels. Merci si vous participez.

Vous pouvez répondre, au court sondage, en langue arabe.-

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