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En Algérie, quand est ce qu’on va passer le flambeau aux jeunes ?

L’heure à la nouvelle génération d’être au pouvoir, comme celle qui fait la guerre de libération nationale et a vieilli au sommet de l’État.

mardi 28 mai 2024, par Moussi Nassim

La jeunesse n’a pas toujours raison, mais la société qui la sanctionne, a toujours et encore tort. Depuis l’ère Bouteflika 1999, soit 37 ans après l’indépendance, période où on fait référence à la légitimité révolutionnaire, il y a pire conséquence d’écartement des jeunes. Alors qu’en réalité les vrais révolutionnaires ont tous divers sorts. S’ils n’avaient pas la chance de gouverner l’Algérie, ce sont les faux moudjahidines qui ont accès au pouvoir.

En Algérie, actuellement, on compte environ 10,7 millions d’Algériens âgés de 19 à 25 ans, soit 30 % de la population. Imaginez ce malentendu entre le détenteur du pouvoir âgé de 75 ans et un jeune qui rêve posséder un compte amazone et voyager pour visiter plusieurs pays. Beaucoup de souhaits de ces jeunes ne sont pas compris par le décideur en place, à cause du décalage d’âge entre celui qui gouverne bien plus âgé et la jeunesse qui rêve.

Après les maquisards en Algérie, l’armée encadre de véreux bureaucrates.

Le rajeunissement du personnel politique en Algérie est un enjeu crucial pour garantir la représentativité et l’efficacité de nos institutions ainsi que pour satisfaire les attentes de la jeunesse, la majorité, du pays. Il est important de promouvoir une relève générationnelle au sein des instances décisionnelles, afin de donner la chance à de nouveaux visages et idées de s’exprimer et de contribuer à la construction d’un meilleur avenir pour l’Algérie.

Pour cela, il est nécessaire de mettre en place des mécanismes de renouvellement et de promotion des jeunes talents au sein des partis politiques, des structures administratives et des instances élues. Il est également important d’encourager la participation des jeunes aux processus démocratiques et de favoriser leur accès aux responsabilités politiques, notamment en mettant en place des quotas de représentation pour les jeunes et en soutenant leur engagement politique.

Le rajeunissement du personnel politique en Algérie est un processus nécessaire pour renforcer la légitimité et la crédibilité de nos institutions et pour répondre aux défis de notre société en mutation. Il est temps de faire place à une nouvelle génération de dirigeants et de décideurs, pour construire ensemble un avenir plus juste et plus prospère pour tous les Algériens.

En 2024, plusieurs pays nous ont montré que la jeunesse est le pilier de la société et plusieurs pays ont donné la chance aux jeunes d’accéder au pouvoir et de prendre des grandes responsabilités au sommet de l’état. Au Chili, en 2022, un jeune homme de 36 ans a pu devenir président après avoir été l’élément actif du mouvement estudiantin. En France, Emmanuel Macron, à l’âge de 40 ans, a pu devenir président de France en 2017.

Et plus récemment même les pays africains donnent la chance aux jeunes de prendre la plus grande responsabilité, celle de gouverner, à titre d’exemple Ibrahim Traoré a l’âge de 34 ans a eu la chance de régner au Burkina Faso. Et Bassirou Diomaye Faye, né le 25 mars 1980 à Ndiaganiao, est président de la République du Sénégal depuis le 2 avril 2024.

Nous savons tous qu’après la guerre de libération nationale, notre peuple est imputé de son histoire, de sa mémoire, il a perdu tous ses repères, il se bat telle qu’une chamelle aveugle sur un terrain accidenté. Aussi, ceux qui revendiquent la légitimité révolutionnaire ne sont-ils pas des imposteurs ? Les détenteurs de la légitimité révolutionnaire ont perdu tout réflexe de retenue, de pudeur, la déontologie et la rigueur scientifique sont inopérantes dans notre pays.

L’université algérienne et le rôle de locomotive des grands événements.

Dans la période du parti unique, on attribue les responsabilités et les meilleures diplomaties seuls aux moudjahidines, peu importe s’ils sont compétents ou pas.
Après le multipartisme, on a remarqué quelques jeunes gens ont eu l’honneur de prendre quelques postes de responsabilités comme Ouyahia et quelques militants du RCD qui sont devenus des ministres à leur jeune âge.

Le peuple algérien a perdu espoir de voir un pouvoir rajeunit depuis l’élection de Bouteflika à l’âge de 77 ans en 2014, avec un pourcentage aux élections de 82%. Malgré son discours où il a promis de passer le flambeau aux jeunes, ses dires ne sont pas tenus et même trahis. En réalité, rare un jeune de moins de 40 ans aura la chance d’avoir une valise ministérielle. Sauf, s’il est au service des despotes !

Après plus de 60 ans d’indépendance, la jeunesse active a hâte que le gouvernement opte pour le rajeunissement de ses structures, notamment que nous sommes dans l’ère de la technologie et qu’il y a une flagrante différence entre la façon de penser des vieux qui sont au pouvoir, la plupart sont des militaires, et les jeunes qui aspirent à rattraper le niveau de vie des pays développés.

Le rajeunissement du personnel politique ne peut que donner des nouvelles idées pour le développement, vu que le monde de la technologie a atteint son apogée d’avance sur le tiers monde. Seuls les jeunes peuvent conduire la scène politique et peuvent s’adapter aux changements que connaît le monde.

Le rajeunissement du personnel politique du pays n’est qu’une sorte de consolidation de la sphère visant à donner une image politique des cercles du pouvoir, bien que la génération d’après indépendance n’ait pas encore accédé au pouvoir, les vieux qui détiennent le pouvoir n’ont donné qu’une image négative du personnel politique algérien.

Les élections présidentielles s’approchent et si nous posons la question de choisir entre un président jeune et un vieux dans les prochaines élections, pour n’importe quel citoyen, il choisira un jeune même s’il sera issu du même système, car un jeune président a plus de probabilité de comprendre son peuple qui est composé en majorité de jeunes qu’un plus âgé.

En guise de fin, le peuple algérien est lassé des discours archaïques avec un mélange du nationalisme révolutionnaire, beaucoup de jeunes ont éprouvé leurs capacités à prendre des plus hauts postes de responsabilité, viendra-t-il le jour où on entendra parler d’un président âgé moins de 40 ans  ?

Nous organisons des sondages et enquêtes. Vous êtes invités à vous inscrire à nos panels. Merci si vous participez.

Vous pouvez répondre, au court sondage, en langue arabe.-

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